Après quelques années d'angoisse et 8 mois d'attente impatiente, la cigogne a livré mardi 5 Octobre à 15h précises un petit ballotin de 2,7 kg avec à l'intérieur pour la plus grande joie des destinataires un petit Edouard... en pleine forme!
La cigogne a mis le turbo pour faire ce voyage puisqu'elle a gagné un mois sur son planning prévisionnel qui en annonçait 9 ! Il y a peut être un benchmark à lancer...
Edouard : "Je vais commencer par vous raconter le dimanche 3 Octobre. Papa avait passé la journée avec maman dans le sud ouest. Il faisait beau. Je me souviens même qu'ils sont allés à la plage : j'entendais les vagues à travers le ventre de ma maman. Et puis comme à chaque fois, après le repas du midi, maman a accompagné papa à la gare. Elle était un peu plus triste que d'habitude, puisque papa ne pouvait normalement pas revenir le week end suivant... Alors j'ai décidé de donner un petit coup de pouce au destin... Papa venait de prendre le train qui arrivait à Montparnasse vers 20h. S'en suivait un petit coup de métro, puis de RER (une dame qui ne savait pas se servir de la machine qui vend les billets a fait perdre du temps à papa qui a loupé le train direct...Hop 1/2h dans la vue!!!) ... Arrivé à Versailles, maman a aidé papa par téléphone a trouver des numéros de taxis pour aller jusqu'au campus de HEC ou il avait sa voiture. C'est à 22h30 que papa est enfin arrivé à la maison ou il s'est mis à travailler, crevé par son long périple".
"De son côté maman était allongée sur le canapé, en train d'écouter religieusement François Fillon expliquer la crise et raconter que chaque nouveau né ouvrait les yeux avec une dette de 24000 euros à son actif... De la à y voir un lien de cause à effet, alors que tout était calme à la maison, que rien ne bougeait, maman a perdu les eaux... Mais aucune contraction à l'horizon. Maman a alors appelé papa pour qu'il refasse son voyage à l'envers et elle est tranquillement partie avec Michaela à l'hôpital".
"Arrivé à l'hopital, le monitoring s'agitait mais maman n'avait pas de douleurs... Papa a donc regardé pour prendre le permier avion qui arrivait à 8h10 le lendemain matin... On ne savait pas si j'allais attendre jusque là, mais on n'avait pas le choix. Evidemment papa n'a pas dormi, et maman a finalement quitté la salle de travail puisque j'avais décidé d'attendre sagement l'arrivée de mon papa".
"Mais le plus rigolo restait à venir : arrivé en salle d'embarquement vers 6h le matin, les panneaux d'affichage ont commencé par annoncer à papa un retard de 40min... Stress... Mais bon, tant qu'il n'était pas annulé ou bloqué par des grèves. Mais le pilote a tenté une approche à l'aéroport de Biarritz avant de décider de faire demi tour et d'aller se poser à Bordeaux du fait de conditions climatiques trop mauvaises!!! Mes parents ont pourtant l'habitude de prendre l'avion, mais ils n'avaient jamais vu ca!!!. A Bordeaux l'aéroport a affrêté des bus pour aller jusqu'à Biarritz. Mon papa bouillait!!! Et arrivé à Biarritz, il n'a pas pu descendre tout de suite du bus, puisqu'un film était en train d'être tourné à l'aéroport... Un comble! D'ailleurs un challenge, nous serions ravis de connaître le titre du film en question..."
"Moi, petit bonhomme, j'avais décidé que coute que coute j'attendrais ! Papa est arrivé vers 14h et maman n'avait toujours pas de contractions douloureuses. Nous avons laissé passé la journée et la nuit. Ce n'est que le lendemain matin que la gynéco a décidé de donner un petit coup de pouce au destin puisque je risquais d'attrapper des bactéries avec une poche des eaux rompue".
"L'accouchement a été déclenché à 11h et j'ai montré ma frimousse à 15h sans avoir fait souffrir ma maman... La sage femme n'en revenait pas!!!"
Édouard Berlier
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